Modeling human agency in land change in Madagascar: A review and prospectus

Authors

  • William J. McConnell

DOI:

https://doi.org/10.4314/178

Keywords:

Madagascar, conservation, land-use, spatially explicit model, human agency

Abstract

Preserving Earth’s biodiversity is one of the central challenges to global sustainability, and the task is complicated in developing countries by the need to avoid further compromising the ability of resource-dependent people to secure their livelihoods. The challenge is all the more daunting given the scarcity of resources available to the effort, necessitating reliable analyses of the role of human agency and the effects of various policy prescriptions. New sources of data and computational tools available to researchers over the past two decades have enabled the development of quantitative models of human agency in land change, including a special class known as spatially explicit models. This article explores advances in understanding human agency in land change in Madagascar in order to synthesize lessons learned and identify remaining challenges. It concentrates on the findings of a number of recent spatially explicit modeling efforts, identifying progress in accounting for human presence in the landscape. Other quantitative and qualitative studies point to the importance of a broad array of additional factors, particularly those reflecting interactions among agents. Bringing together the various perspectives on human agency in land change in Madagascar should enable them to better contribute to the formulation of policy that can balance protection of the island’s biodiversity with securing the livelihoods of the Malagasy people.

 

RÉSUMÉ

La conservation de la biodiversité est l’une des pièces maîtresses de l’utilisation pérenne des ressources de la planète et la tâche est d’autant plus complexe dans les pays en voie de développement dans lesquels les moyens de subsistance des populations rurales sont étroitement liés à leur capacité d’accéder aux ressources naturelles. La tâche est aussi ardue que les ressources financières disponibles sont limitées, de sorte qu’il est important de bien comprendre comment s’articule l’organisation humaine autour des politiques et programmes de conservation mis en oeuvre (l’expression ‘organisation humaine’ qui traduit ‘human agency’ est employée ici pour désigner les activités physiques des hommes – comme les défrichements pour cultiver le riz – mais englobe aussi des dimensions éthiques, culturelles et légales qui pourraient être à l’origine de l’absence d’action – comme la menace de répressions du défrichement pour la culture du riz – étant entendu que l’organisation s’entend au niveau individuel mais aussi collectif en pouvant résulter d’une action ayant un impact réel sur le paysage ou de l’absence d’une telle action.) Grâce à de nouvelles sources d’informations mais aussi de nouveaux outils et procédés informatiques développés au cours des vingt dernières années, il a été possible d’élaborer des modèles quantitatifs portant sur l’organisation humaine dans les dynamiques des paysages en incluant une catégorie particulière dénommée ‘spatially explicit’, à savoir un modèle explicitement spatial. Cet article aborde les progrès réalisés pour mieux appréhender l’organisation humaine dans la dynamique des paysages à Madagascar, récapitule l’apprentissage en la matière et formule les nouveaux défis à relever dans ce domaine. Il apparaît clairement que pour comprendre le rôle de l’organisation humaine dans la dynamique des paysages, il faut commencer par aborder la présence et la distribution des gens dans l’espace. Les modèles existants ont nettement mis en relation la ‘pression démographique’ et la déforestation anthropique et cela depuis les travaux de Green et Sussman publiés en 1990. Cependant, les conclusions tranchées de l’époque ne sont pas aussi fiables qu’elles prétendaient l’être et plus particulièrement en ce qui concerne la relation de cause à effet entre la croissance démographique et les défrichements, de sorte que nous présentons quelques recommandations méthodologiques inspirées d’autres approches analytiques. Les modèles existants ont confirmé les observations de Green et Sussman (1990) montrant un taux de défrichement réduit dans les régions à topographie accidentée mais ont aussi dévoilé l’importance d’un certain nombre d’autres facteurs tels que les infrastructures de transport, les différences d’accès des communautés rurales aux moyens de production, la sécurisation foncière et d’autres actions du gouvernement ou d’organisations non gouvernementales. Au fur et à mesure que les modélisations rendent mieux compte du rôle de tels facteurs, elles devraient alors permettre d’évaluer plus précisément la pertinence des efforts déployés pour protéger la biodiversité. Cet aspect peut être envisagé avec un certain espoir bien que de manière préliminaire ; la conversion des forêts à des usages agricoles dans les aires protégées semble être réduite par rapport à cette même dynamique observée dans des aires comparables mais non protégées. Ces conclusions devraient être étayées au fur et à mesure que les modélisations seront en mesure d’intégrer d’autres facteurs dont l’importance sera révélée par diverses études scientifiques et qui portent aussi bien sur les contextes environnementaux que sur les interactions au sein des communautés humaines. L’intégration de ces diverses perspectives analytiques devraient permettre aux modélisations de contribuer à élaborer une politique pertinente pour protéger au mieux la précieuse biodiversité de l’île tout en assurant les moyens de subsistance des populations rurales de Madagascar.

Downloads

Published

15-06-2009

Issue

Section

Articles